Une rentrée sur les chapeaux de roues !
- cgtevolity
- 4 oct. 2025
- 4 min de lecture
Services de rentrée
Comme chaque année, la rentrée s'annonce tendue.
Malgré plusieurs demandes de la CGT, la commission « trames et services » ne s'est pas réunie avant la mise en application de ces services pour les étudier et les modifier si nécessaire.
Avant les congés estivaux, la CGT a transmis à la direction des données de terrain précises afin d'équilibrer et d'adapter les temps de parcours et, par conséquent, d'améliorer les temps de battement.
De plus, la CGT a demandé la communication des graphiques horaires en plus des tableaux de services afin d'émettre un avis en ayant toutes les données nécessaires.
Les services s'analysent selon les facteurs de pénibilité suivants :

La durée du service,
Les temps de battement,
Les heures de début et de fin de service.
Sans cette réunion permettant d'avoir un réel échange avec la direction autour de ces questions, la CGT n'a pas validé ces services en l'état.
Expertise des comptes de l'entreprise par le CSE

Lors du dernier CSE, la CGT a encore une fois demandé une expertise des comptes de l'entreprise.
Et encore une fois, celle-ci n'a été votée que par les élu·e·s CGT au CSE.
Cette expertise fait partie des missions économiques du CSE. Les Comités d'Entreprise (ancêtre des CSE) ont été créés en 1945 pour permettre aux salarié·e·s d'exercer leur droit d'intervention dans les affaires économiques et ne pas laisser les patrons décider de tout sans avoir de compte à rendre aux salarié·e·s.
Ne pas l'effectuer, c'est donc renoncer à ce droit !
Ce que peut apprendre une expertise des comptes :
Mieux comprendre la santé financière de l’entreprise.
Identifier les profits réels, les difficultés financières ou les réserves cachées.
Vérifier si la direction justifie correctement des décisions concernant les salarié·e·s (restructurations, gel des salaires, etc.).
Renforcer le pouvoir de négociation des organisations syndicales.
Avoir des preuves chiffrées pour contester ou appuyer des arguments en cas de :
Négociations salariales,
Plan de licenciement,
Refus d’augmentation ou d’investissements sociaux ;
Éviter les manœuvres financières (optimisation abusive, transferts de fonds, etc.).
Détecter les risques pour l’emploi et les conditions de travail.
Anticiper des restructurations, délocalisations ou cessations d’activité dissimulées.
Vérifier si l’entreprise a les moyens de maintenir ses engagements (ex : accords GPEC, formation, etc.).
Les salarié·e·s ont des droits et ils ne s'usent que lorsqu'on ne s'en sert pas !
Tenues de travail
Le code du travail permet à l'employeur d'imposer une tenue de travail professionnelle pour des raisons de sécurité (maintenance) ou de représentation (conduite ou GRC). Celle-ci doit être fournie par l'employeur.
Cette obligation s'accompagne de droits pour les salarié·e·s :
Le paiement du temps d'habillage et de déshabillage,
La prise en charge de l'entretien et du nettoyage de cette tenue.
Le temps d'habillage est aujourd'hui payé à hauteur de 2 à 3 minutes par jour, saute dans ton pantalon !
L'entretien et le nettoyage de la tenue n'est pas plus réaliste ; il n'est possible de faire nettoyer les éléments de sa tenue que 12 fois par an !
La jurisprudence indique clairement une obligation pour l'employeur d'organiser le nettoyage de la tenue conformément à une utilisation réelle (Cass. Soc. 21 mai 2008, pourvoi n°06-44.044 et Cass. Soc. 29 février 2012, pourvoi n°10-17623).
Les négociations demandées par la CGT sur ce sujet devraient enfin débuter dans les semaines à venir.
Allocation de repas décalés - « Paniers »
Dans l'entreprise, cette allocation est attribuée aux services à coupure (deux vacations) qui ne bénéficient pas d'une pause d'au moins à 45 minutes de 11 h 30 à 14h..
Accord-cadre du 22 décembre 1998 relatif à la branche sur l’emploi par l’organisation, l’aménagement, la réduction du temps de travail - Article 10 :
La coupure pour repas de midi est au minimum de 45 minutes. Tout agent en service entre 11 h 30 et 14 h qui ne bénéficie pas, dans cet intervalle, d’une coupure pour repas au moins égale à 45 minutes reçoit une allocation représentative de frais pour repas décalé, égale au salaire d'une demi-heure du salaire de base d’un conducteur-receveur de 10 ans d’ancienneté. Les accords d’entreprise peuvent prévoir des dispositions dérogeant à cet article.
Aucune condition de service en plusieurs vacations (à coupure) n'est mentionnée pour l'attribution de cette allocation.
La CGT a lancé une réclamation collective pour obtenir une négociation afin de corriger cette injustice qui persiste depuis bien trop longtemps.
Cette réclamation collective est disponible auprès des militant·e·s CGT.
Paiement des FLR – Récupération des Fêtes Légales
Les FLR sont générées lorsqu'un RC (Repos Compensateur) tombe sur une fête légale ou quand une fête légale est travaillée.
Pendant de nombreuses années, des conditions de travail dégradées pour le personnel de conduite ont mené à un sous-effectif permanent, empêchant ainsi les salarié·e·s de bénéficier des jours de repos supplémentaires générés par les contraintes de l'organisation du travail, tels que les FLR.
Devant cet état de fait, la CGT a porté comme revendication, lors du CSE du mois de février 2025, la possibilité de se les faire payer (monétisation). Cette revendication a été acceptée par la direction.
Il ne reste plus qu'à déterminer les modalités de cette monétisation.
Néanmoins, il s'agira là de la seule exception faite par la CGT à sa revendication du droit au repos.
Mobilisation contre les politiques d'austérité
Le 5 juin, les 10 et 18 septembre, la CGT a appelé à la mobilisation pour dénoncer les politiques d'austérité menées par le gouvernement. Cette mobilisation ne doit être que le début d'un mouvement massif !
Salaires, conditions de travail, retraites, services publics, poursuivons la lutte !
211 milliards d'euros pour les plus riches et des coups de triques pour les plus pauvres !


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