Un salaire : Pour quoi faire ?
- cgtevolity
- 4 oct. 2025
- 3 min de lecture
Un salaire pour vivre dignement
Le salaire doit être la juste rémunération de la force de travail garantissant les moyens nécessaires à l'existence de chaque salarié, en dehors de tout autre élément de rémunération.
Le salaire doit assurer une garantie réelle de reconnaissance des qualifications et compétences du·de la salarié·e.
Le salaire doit permettre à chaque salarié·e de bénéficier des progrès techniques, scientifiques et contribuer à son épanouissement par l’élévation de son niveau de vie.
A la fin d’une carrière professionnelle complète – hors formation et promotion - chaque salarié·e doit avoir obtenu le doublement de son salaire d’embauche (à valeur monétaire égale).
La notion de salaire
Le salaire comprend deux éléments :
Le salaire direct : c’est la somme versée à chaque salarié·e, le salaire brut qui est la base de calcul du salaire net de la feuille de paie ;
Le salaire socialisé : cette notion s’est imposée grâce aux luttes sociales et traduit le caractère collectif de la relation de travail. Elle correspond à des prestations qui couvrent de façon collective et solidaire les événements inhérents à l’activité et à l’existence – maladie, accident du travail, maladie professionnelle, famille, chômage, retraite – auxquelles a droit l'ensemble des salarié·e·s et leurs familles.
Les menaces sur le salaire
Le patronat n’a de cesse de tenter de réduire la part collective du salaire – la partie fixe – au profit d’autres éléments individuels et variables tels que les primes (assiduité, objectif, prime d'application des fondamentaux, etc.) ou en détournant des dispositifs en les faisant passer pour des augmentations de salaires.
Cela revient à rémunérer chaque salarié·e en fonction d’éléments liés à la personne même du·de la salarié·e et à sa perception par l’employeur : mérite individuel, comportement, « performance », etc.
La multiplication de ces éléments contribue à créer de fortes disparités entre salarié·e·s qui fragilisent et remettent en cause la nature de garantie collective que constituent les salaires.
Droit à un salaire !
Les revendications de la CGT

La CGT revendique le SMIC à 2000 € brut mensuel.
Dans notre branche professionnelle des transports urbains, pour que le coefficient 145 – le plus bas de la grille de classification – perçoivent cette valeur du SMIC revendiquée par la CGT, la valeur du point doit être de 13,79 €.
La première étape de cette lutte revendicative est une valeur de point à 12,42 € pour que ce coefficient 145 touche le SMIC fixé par le gouvernement, soit 1801,80 € brut mensuel.
Avec une valeur de point à seulement 10,663 € au 1er janvier 2025, nous sommes très loin de cette exigence légitime d’un salaire décent !
Depuis 1994, un accord dérogatoire à la Convention Collective Nationale permet de rémunérer un·e salarié·e au coefficient 145 à un salaire brut de 1546,13 € au lieu de 1801,80 € brut mensuel – le SMIC fixé par le gouvernement.
Mais comme le Code du travail interdit une rémunération inférieure au SMIC, article L. 3231-4, l'UTP (le patronat de la branche) a trouvé une parade en mettant en place la forfaitisation des coefficients 145 au coefficient 190, voir l'article 2 de l'accord de branche sur les salaires du 20 février 2025. Les entreprises de transport public urbain de voyageurs peuvent ainsi prétendre offrir des salaires au moins équivalents au SMIC.
Bien évidemment, la CGT combat cet accord dérogatoire depuis son application !
Grille de classification et reconnaissance des qualifications

Le coefficient de chaque emploi dans notre branche professionnelle est déterminé par la grille de classification.
La grille de classification conventionnelle débute au coefficient 145.
Celle de l'entreprise débute au coefficient 170.
Conséquence : une perte très nette de la reconnaissance de la qualification des métiers nécessaires au rendu d'un service public de qualité.
Concrètement, par ce tour de passe-passe, chaque salarié·e perd 25 points de reconnaissance de sa qualification, soit 266,57 € avec la valeur du point actuelle !
Smicardisation et perte de pouvoir d’achat
Le service public des transports urbains est rendu quotidiennement grâce au travail et au savoir-faire des femmes et des hommes qui œuvrent pour ce service public et le fruit de ce travail devrait revenir aux actionnaires ? La réponse est non !
Pire, depuis 1994 notre grille de salaire a progressivement accusé un écart de plus de 14 % avec le SMIC. Tandis que le SMIC augmentait de 96,71 %, la valeur du point n'augmentait que de 69,26 %... Cherchez l'erreur !
En utilisant comme référence le salaire d'un·e CR à 10 ans d'ancienneté (référence de la convention collective nationale pour l'indemnité de repas décalé), la CGT a estimé que la valeur du point, en intégrant toutes les primes exceptionnelles versées chaque année pour faire croire que l'inflation était atteinte ou approchée, s'élèverait à un minimum de 11,46 € (montant donné à titre indicatif), tandis que la valeur du point actuelle est de 10,663 €.

La CGT à l’offensive !
La CGT est à l'offensive en revendiquant une reconnaissance des qualifications et des compétences des salarié·es par une grille de salaire qui commence au SMIC du gouvernement.
Pour gagner, rejoignez la CGT !




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